Jojo Rabbit
Pays :
US
Année :
2020
Genre :
Art & Essai, Comédie, Drame, Guerre
Date de sortie :
29/01/2020
Durée :
1 h 48
Réalisateur :
Taika Waititi
Acteurs :
Roman Griffin Davis, Taika Waititi, Scarlett Johansson
Version :
VF/VO

Séances

Jojo est un petit allemand solitaire. Sa vision du monde est mise à l’épreuve quand il découvre que sa mère cache une jeune fille juive dans leur grenier.

Avec la seule aide de son ami aussi grotesque qu’imaginaire, Adolf Hitler, Jojo va devoir faire face à son nationalisme aveugle.

Politiquement incorrect mais pas trash, « Jojo Rabbit » se place à hauteur d’enfant pour interroger l’innocence, déconstruire les fantasmes et faire naître l’espoir. Une réussite.
La Voix du Nord

Une œuvre à part, servie par un casting impeccable, une réalisation qui ose l’anachronisme sans mépriser son sujet, une histoire intemporelle en forme de doigt d’honneur géant à la haine, au racisme et à la bêtise. Pour nous, ce n’est pas juste un bon moment : c’est un grand film.
Filmsactu

Tout en faisant le constat des actes atroces commis durant la période, le réalisateur Taika Waititi (Thor : Ragnarok) essaie ici de nous rappeler qu’Hitler, dans sa folie meurtrière, a aussi endoctriné et initié des milliers d’enfants allemands pour en faire des machines à tuer. Ce faisant, il les a dépouillés, volés et délestés d’un élément fondamental de leur vie : leur enfance.
C’est le thème qui se trouve au cœur de Jojo Rabbit, long métrage créatif, innovateur, sensible, satirique et… risqué.
Risqué, parce que le cinéaste propose une comédie satirique avec plusieurs moments hilarants sur un sujet plus que délicat. Peut-on réellement en rire ? Peut-on, aujourd’hui, nous présenter un Hitler coloré, casse-pied, fort en gueule comme ami imaginaire ?
C’est-là toute la singularité de cette proposition.
L’auteur dénonce, à sa façon, le nazisme, un peu comme Roberto Benigni l’avait fait, avec l’inoubliable La vie est belle mais en raccrochant toujours son film dans le réel qui, au fil du film, se fait de plus en plus sombre.
Raconté dans une mise en scène explosive, le film n’en aborde pas moins les thèmes d’une grande réalité, qu’ils soient de nature existentielle (l’enfance, le besoin de s’attacher à un groupe, avoir le ventre noué) ou historique (exécutions arbitraires, visite impromptue de la Gestapo, Allemands qui ont eu le courage de cacher des Juifs, etc.).
Pour jeune public averti.

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